Il y a dans notre pays des crimes dont les conclusions des enquêtes n’ont jamais abouti. C’est le cas du dossier relatif à l’assassinat du promoteur du complexe la Maringa, Robert Sonnet, assassiné dans la nuit du 22 au 23 septembre 2016 à son domicile, au quartier Louis, dans le 1er arrondissement de Libreville. Dix ans après cet assassinat, les circonstances de ce drame restent jusqu’à présent, non élucidées. Une situation qui pose un véritable chapelet d’interrogations sur la capacité des feux de la justice gabonaise à éclairer jusqu’au bout de la rampe. Où en est-on avec ce dossier, 10 ans après ?
Robert Sonnet, la soixantaine, fut un grand homme d’affaires gabonais. Sa réputation d’homme affable à qui personne ne connaissait d’ennemis n’a pas empêché son ou ses bourreaux de mettre fin à sa vie. Son corps avait été retrouvé par des proches qui avaient donné l’alerte aux autorités compétentes. Sur le lieu du crime, le corps avait été découvert ligoté, baignant dans une mare de sang. Attaché par un tissu au niveau de la bouche et des yeux, le corps de Robert Sonnet présentait également plusieurs coups de poignard. Fait curieux, sur les objectifs en sa possession, seul le téléphone portable de la victime aurait été emporté. La grosse chaînette en or avait été retrouvée sur lui-même. Un indice qui faisait davantage prévaloir l’hypothèse d’un crime commandité que celle d’un simple braquage qui aurait mal tourné.
Assassiné par qui, pourquoi ?
Sur ce dossier, les interrogations demeurent entières. Les auteurs de ce crime n’auraient toujours pas été retrouvés. Sur le motif ayant conduit à ce crime, là encore aucune information. Seules quelques hypothèses nourrissaient les conversations. D’aucuns estimaient que l’assassinat de Robert Sonnet aurait un lien avec les événements post électorale de 2016, indiquant que le défunt aurait à cette époque des informations compromettantes au régime d’Ali Bongo. D’autres, par contre, faisaient état d’un éventuel règlement de compte à cause de son terrain de la Pointe Denis, lequel aurait fait saliver les limiers de l’Ancien Régime. Toutes ces hypothèses n’avaient pas été confirmées.
Dix ans après, où en est la justice avec ce dossier ?
Affaire à suivre.
