Céleste Minto’o, la quarantaine révolue, devenu très actif et volubile ces derniers temps sur la toile est désormais aux arrêts. Il a été interpellé et placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, mercredi 11 février 2026, pour des faits de diffamation, atteinte à l’intégrité et à l’honneur de Guy Bertrand Mapangou président du conseil économique social environnemental et culturel CESEC. Regrettant d’avoir diffamé un père de famille, il a demandé pardon à Guy Bertrand Mapangou et présenté à l’épouse et aux enfants de ce dernier ses excuses, avouant avoir agi sous l’effet de la manipulation.
Comme plusieurs compatriotes, Céleste Minto’o s’est illustré ces dernières semaines par des sorties inopportunes sur la toile, lesquelles ont porté atteinte à l’honneur d’autrui. Une diffamation répétée à plus d’une fois sur les réseaux sociaux, alimentée par des affirmations gratuites lourdes de conséquences. Son arrestation n’est que la conséquence du contenu de plusieurs vidéos relayées sur Tiktok dans lesquelles le mis en cause porte des accusations extrêmement graves à l’endroit de Guy Bertrand Mapangou, qu’il qualifie de criminel rituel ayant endeuillé plusieurs familles gabonaises. Il soutient ses allégations en citant deux dossiers. Celui de l’enlèvement à Fougamou en avril 2016 du jeune lycéen Etienne Malata Doumambila et celui de l’assassinat d’une jeune femme enceinte au quartier Sametone à Libreville. Pour lui, Guy Bertrand Mapangou serait le commanditaire de ces deux crimes. Des déclarations sans fondement et qui sont d’une extrême gravité qui ont provoqué l’indignation non seulement des proches du président du CESEC mais également de l’opinion toute entière, relevant d’ailleurs que Guy Bertrand Mapangou n’a jamais été impliqué de près ou de loin dans un dossier de crime rituel. Conscient de la gravité des accusations qui portent atteinte à la dignité et à l’honneur de cet homme politique de premier plan, le conseil de Guy Bertrand Mapangou s’est résolu de porter plainte. Celle-ci aura conduit à l’interpellation de l’auteur des faits.
Des aveux et des excuses
Pris dans les filets des agents de la direction générale des recherches DGR, Céleste Minto’o a reconnu les faits qui lui ont été reprochés. «Je reconnais avoir diffamé monsieur Guy Bertrand Mapangou, je lui demande pardon. Je demande également pardon à sa femme et ses enfants qui ont certainement été choqués par mes propos. Je n’ai aucune preuve de mes affirmations, j’ai été induit en erreur par certains de mes abonnés. Une femme m’a parlé de l’affaire de la fille qui avait été assassiné au quartier ‘’ça m’étonne’’ et m’a demandé de publier en disant que c’est Guy Bertrand Mapangou. Je demande encore pardon à ce père de famille que j’ai diffamé à tort. Je l’ai fait dans le but d’avoir des vues afin d’augmenter mon audience sur la toile », a-t-il indiqué lors de son interrogatoire.
Désormais derrière les barreaux, et rattrapé par ses propres turpitudes, Céleste Minto’o encourt une peine d’un an d’emprisonnement assortie d’une amende d’un million de FCFA conformément à l’article 283 du code pénal gabonais. Une incarcération qui devrait dissuader tous ceux qui s’illustrent négativement sur la toile en répandant des allégations sur autrui.
