Une situation rocambolesque digne d’un film Nollywoodien, alimente les conversations dans le sud du Gabon. Portedisparu à la maison de pompes funèbres de la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Casepga) de Mouila, le corps de Thérèse Nombi Madibila, a finalement été retrouvé dans un village proche de Moabi, le chef-lieu du département de la Douigny, dans la province de la Nyanga. Une confusion de corps s’est produite à Gasepga pendant la procédure de retrait d’une autre dépouille.
Gasepga est au centre d’un nouveau scandale, lié à une confusion de corps qui s’est produite tout dernièrement dans ses locaux de Mouila. Décédée le 26 mars 2026 à l’âge de 78 ans, Thérèse Nombi Madibila a été déposée à la morgue de Mouila, le même jour. Le lendemain, conformément à la procédure de Gasepga, les membres de la famille sont repartis pour le nettoyage de la dépouille. Ayant pris deux semaines pour finaliser les formalités, la famille avait prévu la sortie du corps pour le vendredi 10 avril. Sauf qu’arriver sur place, le corps de dame Thérèse n’y était plus. Aucune trace de celui-ci dans la chambre froide de Gasepga. Plusieurs heures durant, les membres de la famille vont se mobiliser mais en vain.
Les responsables de la maison de pompe funèbre vont annoncer à la famille de ce qu’il y aurait eu une erreur d’identification de corps. « Ils nous ont dit qu’une famille vivant entre Tchibanga et Moabi s’est trompée de dépouille. En lieu et place de leur proche, ils ont transporté le corps de notre mère qu’ils ont déjà enterré depuis une semaine », a expliqué un membre de la famille, qui s’interroge sur les dépenses effectuées par la famille pour l’organisation des obsèques avortées : « Nous avons tout fait pour enterrer dignement notre maman, nous avons pris un cercueil près de 2 millions de FCFA. Plus de 300 membres de la famille amis et connaissances sont venus et ont pris des risques routiers, trains, avions pour ceux partis de l’étranger pour prendre part aux obsèques. Après avoir effectué toutes ces dépenses, Gasepga va-t-il procéder aux remboursements de toutes ces dépenses ?»
Gasepga n’est pas à son premier scandale. Plusieurs cas se sont produit les années antérieures à l’exemple de celui qu’avait vécu la famille de feu Matungu, le vendredi 9 juillet 2021 à Mouila. Une situation qui interroge sur les mesures sécuritaires au sein de cette maison de pompes funèbres.
Le lundi 13 avril, la famille prévoit se rendre à Tchibanga à la rencontre des autorités judiciaires en vue de se faire délivrer dans les délais raisonnables, un permis d’exhumation.
Un feuilleton qui risquerait de prendre fin devant les tribunaux.
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