Accueil Société Procès de la Young Team : Nzéa Lionel Massande « Le procès en cours témoigne d’une cruauté incroyable envers le peuple gabonais »
Société

Procès de la Young Team : Nzéa Lionel Massande « Le procès en cours témoigne d’une cruauté incroyable envers le peuple gabonais »

Partager
Partager

Comme annoncé, le procès de Sylvia Bongo, Noureddin Bongo Valentin et cie a débuté le 10 novembre au palais de Justice à Libreville. À la barre, les accusés ont livré leur part de vérité à la justice gabonaise devant une assistance médusée qui a eu froid au dos à la suite du scandale des biens,  du patrimoine bradé de l’État et des milliards détournés. Des crimes financiers qui ont causé une onde de choc chez les gabonais dont plusieurs ont tenu à manifester publiquement leur indignation, à l’exemple de Nzéa Lionel Massandé leader associatif gabonais dont nous publions In extenso le contenu de la déclaration.

 

Ce que met au vu du jour le procès sur-médiatisé de la famille Ali Bongo aux yeux de la nation toute entière c’est tout simplement la cruauté des dirigeants de l’époque envers le peuple gabonais. Comment en effet comprendre que des sommes extravagantes d’argent soient dilapidées au sommet de l’Etat dans les moments où des retraités étaient rendus pratiquement indigents car ils ne percevaient pas leurs salaires, que des étudiants gabonais souffraient à l’étranger car ils ne percevaient pas leurs bourses, que la cnamgs n’arrivait même plus pas à payer les prestations élémentaires des assurés auprès des structures sanitaires et des pharmacies, que la fonction publique étaient gelée pour les corps essentiels, que des enseignants et certains acteurs du corps médical manquaient à l’appel par défaut de situation administrative de solde, que notre réseau routier nationale se dégradait, que l’eau potable manquait au robinet de plusieurs ménages ou que le réseau électrique se dégradait et bien d’autres?

À quel moment l’on pourrait se définir beaucoup plus proche de l’humain que de l’animal quand on semble ignorer les souffrances et les cris du peuple que l’on est sensé : « servir »?! Disons les choses telles qu’elles sont car lorsqu’un Noureddine Bongo vient dire aux yeux du monde dans une interview qu’il ne s’est jamais senti chez lui au #Gabon après tous ces milliards gabonais engloutis, on est en droit de se demander si ces gens au sommet d’Etat y compris Ali Ben lui-même qu’il faut citer nommément, n’avaient pas pour funeste dessein de juste détruire notre pays?

La légèreté avec laquelle le pays est géré mais mieux le désordre financier observé dans la gestion au sommet de l’Etat est ahurissante à la limite de l’indignité et de l’indécence absolue. Pour une petite population comme le Gabon combien d’épreuves nous a t’il fallu endurer ? Le pays a vécu, des tueries post-électorales, des crimes rituel, la main mise étrangère sur notre économie lors de la venue d’un marabout au sens propre du terme dans le poste de directeur de cabinet présidentiel, la recrudescence de la péderastie, de la pedophilie et de l’homosexualité, des expropriations avec le système vampirique des titre foncier vendu aux plus offrant, la dépravation de nos valeurs et de notre identité dans la toute puissance du pouvoir d’Ali. Que des horreurs de gouvernance et de gestion indescriptible sous le pouvoir d’un homme que je qualifierais sans ménagement de diabolique et qui serait passible sous d’autres cieux et en d’autres temps de la peine de mort pour haute trahison, destruction et pillage du Gabon sans état d’âme!

Les victimes de la gangrène systémique dans notre pays se comptent en milliers de vies détruites et en centaines de milliards dilapidés dans un assentiment coupable de toute la chaîne de gouvernance Étatique.

Excellence Monsieur le président Brice Clotaire Oligui Nguema ,je crois que l’heure est venue pour vous de réparer ce qui a été détruit par votre prédécesseur. Considérez réellement ce qui a fait tomber votre prédécesseur dans la poubelle de l’histoire, notamment les manipulateurs et les méchants qui constituaient son cercle intime. considérez Mr le président les actes de division, de terreur, d’aigreur, d’égoïsme et même de jalousie dont s’accommodaient plusieurs de ses collaborateurs qui ont fini par tous ensemble sceller leur destin. Oui, vous êtes le président de tous les gabonais de sexe, de nature, de religion, de communauté, de croyances, de conditions différentes. Riche ou pauvre, jeune ou vieux, puissions nous donc compter sur vous afin de marquer l’histoire en redonnant sa dignité au peuple gabonais. C’est une tâche certes difficile mais pas impossible car j’ai l’intime conviction que le croyant que vous êtes sait en lui-même qu’un chemin peut être sans issue pour l’homme mais il ne le sera jamais pour Dieu. Que Dieu vous guide!

Par ma voix c’est la voix de milliers de gabonais qui ne demandent ni plus ni moins que de vivre décemment dans leur pays, que les richesses soient équitablement redistribuées, que nos ressources soient correctement exploitées et gérées pour notre économie, que nos routes et nos infrastructures se développent et se modernisent pour le bien du plus grand nombre, rien que cela.

Je ne sais pas quand va se terminer le procès en cours du pouvoir déchu mais je sais que nous avons un grand chantier à construire celui de notre Nation.

Je termine mon propos en paraphrasant un frère sorti de prison avec une assertion latine historique: « vox populi vox dei », la voix du peuple est la voix de Dieu.

Nzéa Lionel Massande 

Leader associatif

Copyright - FaitsDiversPlus